par Louis Gonnissen

L’aviculture a principalement débuté à cause de l’utilité des animaux pour leur viande mais les hommes ont appris à admirer la beauté des animaux au fur et à mesure que l’élevage faisait des progrès. C’est ainsi que « les fournisseurs de viande » originels se développèrent continuellement pour arriver à des animaux qui ne sont pas détenus uniquement pour l’utilité matérielle mais aussi pour l’agrément et le plaisir.

Il est un fait évident que l’utilité matérielle n’est pas du tout suffisante pour expliquer l’existence de l’aviculture. Il y a beaucoup plus. Chaque aviculteur sait très bien combien de plaisirs spirituels, d’encouragement, de satisfaction esthétique, de moments agréables de détente, il a trouvé et trouve encore journellement auprès de ses animaux.

L’aviculteur, avec son esprit d’observation, son sens de la beauté, a toujours été indispensable. Nous allons suivre ainsi l’histoire des pigeons en Flandre.

 

Nos ancêtres directs ont probablement longtemps regardé au loin les pigeons et observé attentivement leurs comportements, car ils ont sélectionné diverses races de pigeons sur leur comportement sexuel, tels que le ringslager qui trace de grands cercles en volant autour de sa bien-aimée ou le smijter qui se lance vers sa bien-aimée par des mouvements brusques et courts ou encore comme le speelderken qui se montre badin et cajoleur envers sa femelle en traçant autour d’elle 12 à 14 cercles pendant qu’il bat des ailes.

 

Pour parader devant sa chérie, le pigeon se fait un gros jabot et c’est ainsi que naissaient le signor pattu, le boulant lillois et le boulant gantois. Ce dernier se fait un jabot comme un ballon.
Appartiennent encore aux monuments vivants le haut volant belge, le smerle des Flandres, le smerle anversois, le voyageur belge d’expo et le cravaté gantois blanc aux allures innocentes enfantines.
Ces races flamandes de pigeons sont détenues et préservées de l’extinction par nos idéalistes uniquement pour leur beauté, leur comportement particulier et par pitié pour nos ancêtres.

 

 

En plus, les aviculteurs se sont toujours efforcés de créer une atmosphère paradisiaque avec et par leurs animaux. C’est ainsi que se présente la basse-cour sur de nombreuses toiles, comme un paradis sur terre. Un peintre renommé d’animaux de basse-cour fut René Delin, mort en 1961.Un petit paradis chez soi pour y vivre avec ses animaux semble être le rêve éternel de l’aviculteur.