Chant de coqs  12 juillet 2010

Un concours de chant de coq est organisé le dimanche matin lors de la fête à La Fosse. Vingt gallinacés ont tenté de séduire le jury.

C'est le club des « Coquis du pont du diable » de Strichon, que préside André Mannaert, qui se charge du matériel. Ses membres viennent avec les loges dans lesquelles sont installés les coqs le temps du concours : une demi-heure.
Au moment des inscriptions, les coq'leus misent, à raison de 6 ? la mise.
On mise à la dizaine, en espérant que le coq chante un nombre fois, multiple de dix. Les autres mises se font à la devinette, à savoir miser sur le nombre de chants que fera le coq durant une demi-heure. Pour préparer les gallinacés, on les enferme la veille : « On rentre les coqs la veille dans des cages pour qu'ils soient dans le noir. Ces concours ont surtout lieu l'hiver. La plupart des joueurs ont aussi des pigeons. L'été, nous nous déplaçons surtout pour les fêtes », signale Étienne Draye.

Les plus anciens avaient leurs trucs : « Gaston Hermand, qui est décédé, donnait du pain avec un morceau de chasseur. Il avait de bons coqs. Il était souvent dans le prix. Personnellement, je ne prépare pas mes coqs avant le concours », explique Roger Beauthier, membre du club de Strichon.

Le silence complet

C'est ce dernier qui lance le concours. Lorsqu'il sort son chronomètre, c'est signe que le concours va débuter. Les participants forment le jury : « Mais, on ne comptabilise pas les chants de ses coqs . »
C'est parti pour une demi-heure. Chaque participant pointe sur des cartes spécifiques : «Durant les fêtes, les gens passent devant les cages. On ne va pas leur interdire. Nous organisons cela pour montrer notre activité. Quand on fait cela chez nous, c'est le silence complet . »

Tradition en péril

Les concours de chant de coq se perdent : « Nous faisons maximum trois fêtes par an. Les jeunes s'intéressent peu à notre activité. C'est un peu le folklore qui s'en va. La saison va d'octobre à mars. La plupart d'entre nous sont colombophiles », signale encore Roger Beauthier. Celui-ci a mis deux coqs pour le concours à La Fosse. L'un des deux n'a pas émis le moindre chant : « C'est spécial. À la maison, il chante à tue-tête. Et ici, rien . »

Cocorico pour Robert Goethals

Marie Cosse, la tenancière du café des Pêcheurs, maintient la tradition : « J'ai repris l'organisation de la fête cette année. Nous avons le même programme que l'année dernière, excepté les activités pour les enfants, que je n'ai pas pu organiser. Il faudrait reformer un comité. Seule, avec la famille qui m'aide, ce n'est pas évident. Le concours de chant de coq a été maintenu. C'est une activité que les gens aiment bien, même si cette année, il n'y a pas beaucoup de monde. On n'en a sans doute pas fait assez la publicité . »

La demi-heure de concours passée, Alphonse Magis fait les comptes. C'est le moment de la distribution des prix. Cocorico pour Robert Goethals qui s'impose avec François Jacob au zéro. Ils devancent Agnès Dardenne. Cette dernière est deuxième à la devinette, derrière Robert Goethals encore.

 

Photos du Chant du Coqs de Coquis 2013 ICI