Son cri, à un mètre de distance, atteint les 100 décibels...

Les citadins en vacances à la campagne le savent bien : le coq chante fort, et il commence avant le lever du soleil. Le chant du coq est un moyen pour lui de marquer son territoire, et il l'utilise fréquemment durant la journée.

Des scientifiques des universités d'Anvers, de Gand et de Bruxelles (Belgique) se sont intéressés de près au chant du coq. Ils ont constaté sa puissance : à un mètre de distance, il atteint les 100 décibels, autant qu'une tronçonneuse. C'est suffisant pour rendre sourd à la longue si l'on ne porte pas de protections auditives.

Pire encore, en mesurant l'intensité sonore à l'intérieur de l'oreille du coq, ils ont trouvé plus de 142 décibels, comme si on se trouvait sur le pont d'un porte-avions. Pourtant, les coqs ne sont pas sourds. Pourquoi ?

Selon l'étude publiée dans la revue "Zoology", lorsque le coq penche la tête en arrière et ouvre le bec pour chanter, un phénomène intéressant se produit dans ses oreilles : le canal auditif se referme et du tissu recouvre en partie le tympan, le protégeant de la pleine puissance du chant.

Et les poules et poussins, alors ? Vu que le coq ne chante pas dans leurs oreilles sans arrêt, ils n'ont pas besoin d'une telle protection... Les touristes, en revanche, ont souvent besoin de porter des bouchons protecteurs s'ils veulent faire la grasse matinée avec un coq dans les environs !

Jean-Paul Fritz

Source:
L'Obs