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C’est une bonne race à deux fins, ponte et chair, qui permet surtout la production de canetons précoces. On le confond souvent avec le canard Khaki Campbell car son plumage, quoique sensiblement plus clair, ressemble beaucoup à celui de ce dernier mais l’Orpington est plus gros et n’a pas tout à fait le même port.

Il n’y a malheureusement que peu de personnes qui s’intéressent à cette race.

Au point de vue de la ponte, les cannes Orpington viennent au 3ème rang après le Khaki Campbell et le Coureur Indien. On se base généralement sur une moyenne de 120 à 130 œufs. La ponte des cannes s’échelonne à peu près sur toute l’année et permet de faire déjà des couvées dès janvier. Au point de vue de l’élevage, l’Orpington est rustique et précoce, les canetons se développent rapidement sans soins spéciaux et sont bons pour la consommation vers la dixième semaine.

 

Le poids ne doit pas dépasser 3kg pour le mâle et 2,5kg pour les femelles sans quoi l’animal perd son type d’origine qui doit être cylindrique. Le coloris fauve est unique chez les races de canards. Le mâle est entièrement fauve (couleur chaude et intense, plus foncé que clair) avec la tête brune sans collier que l’on appelle coloris du cuir neuf. Sont à proscrire les têtes aux reflets bleuâtres ou noirâtres, les débuts de miroir bleuâtre ou noir.

Par contre, pour l’élevage, le reflet bleuâtre sert à intensifier le coloris fauve des sujets trop clairs. Il convient d’éliminer les sujets avec les rémiges blanches et des couvertures claires.

La femelle est entièrement fauve sur tout le corps, sans miroir. Les canes présentant des rémiges blanches, le dessus des ailes trop délavé, un début de liseré sont à proscrire de l’élevage comme des expositions. Un début d’arcade sourcilière est également un défaut grave.

Le canard Orpington est une belle race d’exposition. L’homogénéité de la forme bien dégagée et l’intensité du coloris fauve sont ses qualités maîtresses. Malheureusement, le coloris fauve a les mêmes inconvénients que celui des volailles, c'est-à-dire souvent trop clair, délavé, coloris moucheté, voir des traces de brun ou des rémiges blanches. Les sujets ne sont en principe prêts pour les expositions que d’octobre à février.